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Ateliers d'étude du Shôbôgenzô avec Yoko Orimo
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Ateliers d'étude du Shôbôgenzô avec Yoko Orimo
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Bibliographie de Yoko Orimo

 

Bibliographie de Yoko Orimo

Page créée par Christiane Marmèche. 

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Plan de cette page :

    – Liste des livres de Yoko Orimo

    – Sommaires de ses livres

    – Liste par ordre alphabétique des textes du Shôbôgenzô  traduits, avec les références des livres de Y O

    – Présentation de certains livres

    – Extraits de livres

    – Témoignage d'un lecteur du tome 3

 

       Yoko Orimo est diplômée de littérature française de l'université de Waseda (Tôkyô). Elle réside en France depuis 1979, où elle a poursuivi ses études, d'abord en philosophie, puis à la section des sciences religieuses de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (diplômée en 1998). Yoko Orimo est spécialiste du Shôbôgenzô de Dôgen qu'elle traduit directement du japonais en français. Elle est l'auteur de :

-  Une galette en tableau de riz [Gabyô] (Ed. Maison Franco-Japonaise, Tôkyô 1995).

-  Le Shôbôgenzô de Maître Dogen, préface de Pierre Hadot (Ed. Sully; 2003);

 - La Vraie Loi, Trésor de l'œil, textes choisis (Le Seuil, collection "Points-Sagesses" 2004)

-  Le Shôbôgenzô, La Vraie Loi, Trésor de l'œil ; Traduction intégrale  (Ed. Sully) :

Tome 1 édition 2005, réédition 2012 ;

Tome 2 édition 2006 ;

Tome 3 édition 2007 ;

Tome 4 édition 2009 ; Contributions du révérend Genshû Imamura, directeur du centre du bouddhisme Sôtô zen et professeur agréé de l'école japonaise Sôtô,. et de M. Michel Hulin, professeur de philosophie indienne et comparée à la Sorbonne.

 

Tome 5 édition 2011 ; Contributions de M. Michel Bitbol, directeur de recherche au CNRS et de M. Emmanuel Cattin, professeur d'histoire de la philosophie moderne et contemporaine à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Tome 6 édition 2012,

le tome 7 est en préparation

livres 1

livres 2

 

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                                  SOMMAIRES

Une galette en tableau de riz [Gabyô] (édition Maison Franco-Japonaise, Tôkyô 1995)

Préface de Jean-Noël ROBERT, EPHE, Paris

Introduction : Une galette en tableau comme question de la nature chez Dôgen

Une galette en tableau : Texte et traduction ; Notes ; Analyse du texte

Postface : Dôgen et l'écriture

Annexes : Citations de commentaires anciens du Shôbôgenzô ; Bibliographie.

 

Le Shôbôgenzô de Maître Dogen, Ed. Sully; 2003

Préface de Pierre HADOT

Introduction : la vie de Dôgen ; La Vraie Loi, Trésor de l'œil ; lignes directrices du Trésor ; La lecture du Trésor comme celle du phénomène.

Présentation des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l'Œil [Shôbôgenzô] avec un chapitre pour chacun comportant quelques extraits.

Annexes : Histoire de la transmission du Trésor ; Repères chronologiques ;Liste des 92 textes du Trésor ; Les principales œuvres de Dôgen ; Bibliographie ; Index.

  

La Vraie Loi, Trésor de l'œil, textes choisis (Le Seuil 2004, collection Points-sagesses).

Introduction : la vie de Dôgen ; guide de lecture, étude sur la stylistique de Shôbôgenzô, histoire de la réception de l'ouvrage ; Les compilations du Trésor..

Traductions annotées :

– La réalisation du kôan comme présence [Genjô kôan]
– La manière de la méditation assise [Zazengi]
– Le temps qui est là [Uji]
– La totalité dynamique [Zenki]
– La lune ou la réflexion [Tsuki]
– Montagnes et rivières comme sûtra [Sansuikyô]
– Les quatre attributs pratiques de l'être d'éveil [Bodaisatta shishôbô]
– Naissances et morts [Shôji]

Annexes 1. Glossaire  2. Repères chronologiques  3. Liste des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l'Œil [Shôbôgenzô] 4. Les principales œuvres de Dôgen

 

Le Shôbôgenzô, La Vraie Loi, Trésor de l'œil ; Traduction intégrale  (Ed. Sully)  

Tome 1 (Édition Sully 2005, réédition 2012) ;

Traductions annotées :

– Maximes de la méditation assise [Zazenshin]
– La voix des vallées, les formes-couleurs des montagnes [Keisei sanshoku]
– Discourir du rêve au milieu du rêve [Muchû setsumu]
– Montagnes et rivières comme sûtra [Sansuikyô]
– Ne pas faire de mauvaises actions [Shoaku makusa]
– Prédication de la Loi faite par l'inanimé [Mujô seppô]
– Déploiement de la pensée de l'Éveil [Hotsu mujôshin]
– La fleur d'Udumbara [Udonge]
– Seul un éveillé avec un autre éveillé [Yuibutsu yobutsu] 

Postface : L'Éveil et la naissance du sens dans le Shôbôgenzô de maître Dôgen

Annexes 1. Glossaire  2. Lexique  3. Repères chronologiques  4. Liste des huit compilations du Shôbôgenzô  5. Liste des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l'Œil[Shôbôgenzô] 6. Les principales œuvres de Dôgen

 

Tome 2  (Édition Sully 2006)

Traductions annotées :

- Fleurs de la vacuité [Küge]
- Claire lunière [Kômyô]
- L'être d'éveil de la grande compassion [Kan-non]
- La totalité dynamique [Zenki]
- La lune ou la réflexion [Tsuki]
- Parole obtenue [Dôtoku]
- Entrelacement des lianes [Kattô]
- La parole secrète [Mitsugo]
- Fleurs de prunier [Baika]
- La prunelle de l'œil [Ganzei]
- Le grondement du dragon [Ryugin]
- Le roi à la recherche du saindhava [Osaku sendaba]

 Annexe. Variations sur le Shôbôgenzô : Le "jadis intime" maintenant présent ; Le zen et l'art : l'expérience mystique analogue à l'expérience esthétique ; Le Shôbôgenzô et la question de la spiritualité profane.

etc.

 

Tome 3  (Édition Sully 2007)

Traductions annotées :

- Le kôan qui se réalise comme présence [Genjô kôan]
- La nature de l'Éveillé [Busshô]
- Une perle claire [Ikka myôju]
- Concentration de soi du sceau de l'océan [Kai.in zanmai]
- Le Miroir ancien [Kokyô]
- Le temps qu'il-y-a [Uji]
- Annonciation [Juki]
- Printemps et automnes [Shunjû]
- Un chêne [Hakujushi]
- Les dix directions [Jippô]
- Pérégrinations [Henzan]
- La vie quotidienne [Kajô]
- Quelle est l'intention du patriarche Bodhidharma venu de l'ouest ? [Soshi seirai.i]
- Le méta-espace [Kokû]
- Naissances et morts [Shôji]

 Postface : Variations sur le Shôbôgenzô : méditation du temps et de l'espace (1. Du temps ; 2. De l'espace ; 3. Ici et maintenant)

Annexes : 1. Glossaire  2. Lexique  3. Liste des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l'Œil [Shôbôgenzô]

 

Tome 4  (Édition Sully 2009)

Traductions annotées :

- Une galette en tableau [Gabyô]
- Lecture des sûtras [Kankin]
- L'enseignement de l'Éveillé [Bukkyô]
- L'aspect réel de la multitude des entités [Shohô jissô]
- La Voie de l'Éveillé [Butsudô]
- Les sûtras bouddhiques [Bukkyô]
- La nature de la Loi [Hosshô] 7
- Voir l'Éveillé [Kenbustu]
- Totalité-corps de l'Ainsi-venu [Nyorai zenshin]
- Le roi de la concentration de soi dans la concentration de soi [Zanmai ô zanmai]
- La rotation de la roue de la Loi [Tenbôrin]
- " Le Lotus, Fleur de la Loi " tourne " Le Lotus, Fleur de la Loi " [Hokke ten hokke]

Annexe 1 : La notion de dharma dans l'Inde classique par M. Michel Hulin, professeur de philosophie indienne et comparée à la Sorbonne.

Annexe 2 : "Du maître zen Dôgen au maître zen Keizan, la fondation de l'école japonaise Sôtô" par le révérend Genshû Imamura, directeur du centre du bouddhisme Sôtô zen et professeur agréé de l'école japonaise Sôtô.

Autres annexes : 1. Glossaire  2. Lexique  3. Index des maîtres cités 4. Liste des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l’Œil [Shôbôgenzô]

 

Tome 5 (Édition Sully 2011)

Traductions annotées :

- Accomplissement de la grande sagesse [Maka hannya haramitsu]
- Le cœur en tant que tel, voilà l'Éveillé ! [Sokushin zebutsu]
- La manière majestueuse des éveillés en pratique [Gyôbutsu igi]
- Le cœur n'est pas à saisir [Shinfukatoku]
- Le cœur des anciens éveillés [Kobutsushin]
- Le grand Éveil [Daigo] 
- Le tel quel [Inmo]
- Le fait d'aller au-delà de l'Éveillé [Butsukôjôji]
- Obtenir la moelle en vénérant [Raihai tokuzui]
- Pouvoirs miraculeux [Jinzû] 10
- L'Arhat [Arakan] 
- Le triple monde, rien que le cœur [Sangai yuishin] 
- Discourir du cœur, discourir de la nature[Sesshin sesshô] 
 - La grande pratique [Daishugyô] 
- La concentration de soi qui s'atteste soi-même [Jishô zanmai]
- Le pouvoir de pénétrer le cœur de l'autre [Tashintsû]

Variations sur le Shôbôgenzô : L'éternité qui se dit comme présence, par Yoko Orimo
I. Le Soi cosmique chez maître Dôgen et la subjectivité retrouvée
II. Ce corps qui entend la Résonance de l'univers

Contributions
1.  La théorie quantique et la surface des choses, par Michel Bitbol,directeur de recherche au CNRS.

2.  Johannes Eckhart, vers la sérénité, par Emmanuel Cattin, professeur d’histoire de la philosophie moderne et contemporaine à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

 Annexes : Glossaire ; Lexique

 

Tome 6  (Édition Sully 2012)

Traductions annotées :

- La manière de la méditation assise [Zazengi]
- La pratique maintenue [Gyôji]
- Les éveillés et les patriarches [Busso]
- Les trente-sept auxiliaires de l´Éveil [Sanjûshichibon bodai bunpô]
- Le bol à aumônes [Hatsu.u]
- Entretiens sur la Voie [Bendôwa]
- Les quatre attributs pratiques de l´être d´Éveil [Bodaisatta shishôbô]

 Variation sur le Shôbôgenzô :  Shôbôgenzô, l'art d'interpréter, par Yoko Orimo
I. Le Shôbôgenzô comme immense kôan à triturer [nen] et à jouer avec [rô] - de l'argument de l'autorité à l'art de jouer
II. La multitude des formes-couleurs [shoshiki rûpa] versus " Haies, murs, tuiles et cailloux " [shôhekigaryaku] 
III. Triturer [nen] et jouer [rô] pour interpréter

 Annexes : Glossaire ; Lexique ; Source ; Liste des maîtres cités ; Liste des 92 textes de La vraie Loi, Trésor de l'Œil [Shôbôgenzô]

 

Tome 7 (en préparation) :

- Étude de la voie avec le corps et le cœur [Shinjin gakudô]

- Transmission de la robe de l'éveillé [Den.e]
- Arbres généalogiques [Shisho]
- Formules détentrices [Darani (skr. dhâran)]
- Toilette du visage [Senmen]
- La transmission face à face [Menju]
- Purification [Senjô]
- Retraite spirituelle [Ango]
- Quitter la maison pour se faire moine [Shukke]

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                     LISTE ALPHABÉTIQUE

      des textes du Shôbôgenzô traduits intégralement

           avec références des livres de Y Orimo

   Tous les textes du Shôbôgenzô sont présentés dans "Le Shôbôgenzô de Maître Dogen"  Ed. Sully; 2003, et certains comme Tenbôrin y sont même traduits intégralement et annotés.

    Voici au 6 février 2013, la liste des textes traduits intégralement par Y. Orimo (avec leur date, et pour les 75 anciens manuscrits avec leur numéro), ainsi que les références des livres de Y. Orimo qui en donnent la traduction intégrale annotée : le numéro du tome de la traduction intégrale (le tome 7 n'est pas encore paru), et la référence "Points-sagesses" pour le livre d'extraits :

 Ango, 72, 1245. Tome 7; Arakan, 36, 1242. Tome 5 ; Baika, 53, 1243. Tome 2 ; Bendôwa 1231  Tome 6  ; Bodaisatta shishôbô, 1243. Tome 6 ; Bukkyô, 34, 1241. Tome 4 ; Bukkyô, 47, 1243. Tome 4 ; Busshô, 3, 1241. Tome 3 ; Busso, 52, 1241. Tome 6 ; Butsudô, 44, 1243. Tome 4 ; Butsukôjôji, 26, 1242. Tome 5 ; Daigo 10, 1242. Tome 5 ; Daishugyô, 68, 1244. Tome 5 ; Den'e, 32, Tome 7 ;  Dôtoku, 33, 1242. Tome 2 ; Gabyô, 24, 1242. Tome 4 + Points-sagesses + Shôbôgenzô (Sully 2003) ; Ganzei, 58 , 1243. Tome 2 ; Genjôkôan 1, 1233. Tome 3 + Point-sagesses ; Gyôbutsu igi 6, 1241. Tome 5 ; Gyôji 16, 1242 et 1243. Tome 6 ; Hakujushi, 40, 1242. Tome 3 ; Hatsuu, 71,, 1245. Tome 6 ; Henzan, 57, 1243. Tome 3 ; Hokke ten hokke,, 1241.  Tome 4 ; Hosshô,48, 1243. Tome 4; Hotsu mujôshin, 63, 1244. Tome 1 ; Ikka myôju 7, 1238. Tome 3 ; Immo 17, 1242. Tome 5 ; Jinzû, 35, 1241. Tome 5 ; Jippô, 55, 1243. Tome 3 ; Jishô zammai, 69, 1244. Tome 5 ; Juki 21, 1242. Tome 3 ; Kai.in zammai 13, 1242. Tome 3 ; Kajô, 59, 1243. Tome 3 ; Kankin, 30, 1241. Tome 4 ; Kannon 18, 1242. Tome 2 ; Kattô, 38, 1243. Tome 2 ; Keisei sanshoku, 25, 1240. Tome 1 ; Kenbutsu, 56, 1243. Tome 4 ; Kobutsushin 9, 1243. Tome 5 ; Kokû, 70, 1245. Tome 3 ;  Kokyô 19 , 1241. Tome 3 ; Kômyô 15, 1242. Tome 2 ; Kûge 14, 1243. Tome 2 ; Maka hannya haramitsu 2, 1233. Tome 5 ; Menju, 51, 1243. Tome 7; Mitsugo, 45, 1243. Tome 2 ; Muchû setsumu, 27, 1242. Tome 1  ; Mujô seppô, 46, 1243. Tome 1 ; Nyorai zenshin, 65, 1244. Tome 4 ; Osaku sendaba, 74, 1245. Tome 2 ; Raihai tokuzui, 28, 1240. Tome 5 ; Ryûgin, 61, 1243. Tome 2 ; Sangai yuishin, 41, 1243. Tome 5 ; Sanjûshichihon bodai bumpô, 60, 1244. Tome 6 ; Sansuikyô, 29, 1240. Tome 1 ; Senjô, 54, 1239. Tome 7; Senmen, 50, 1239. Tome 7; Sesshin sesshô, 42, 1243. Tome 5 ; Shin fukatoku 8, 1241. Tome 5 ; Shinjin gakudô 4, 1242. Tome 7; Shisho, 39, 1241. Tome 7 ; Shoaku makusa, 31, 1240. Tome 1 ; Shohô jissô, 43, 1243. Tome 4 ; Shôji,, sans date.  Tome 3 + Point-sagesses ; Shukke, 75, 1246. Tome 7 ; Shunjû, 37, 1244. Tome 3 ; Sokushin zebutsu 5, 1239. Tome 5 ; Soshi seirai i, 62, 1244. Tome 3 ; Tashintsû, 73, 1245. Tome 5 ; Tenbôrin, 67, 1244. Tome 4 + Tome général ; Tsuki 23, 1243. Tome 2 + Points-sagesses ; Udonge, 64, 1244. Tome 1 ; Uji 21, 1240. Tome 3 + Points-sagesses ; Yuibutsu yobutsu, sans date. Tome 1 ; Zammai ô zammai, 66, 1244. Tome 4 ; Zazengi 11, 1243. Tome 6 +  Points-sagesses ; Zazenshin 12, 1242. Tome 1 ; Zenki 22, 1242. Tome  2.

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                        Présentation de quatre livres :

– Une galette en tableau de riz [Gabyô] (édition Maison Franco-Japonaise, Tôkyô 1995)

Le fait est que jamais sans doute le bouddhisme sous toutes ses formes mais tout particulièrement dans ses divers courants tibétains et japonais, n'a joui en France d'un intérêt aussi passionné et profond, allant bien au-delà des cercles de spécialistes. Cet intérêt se manifeste non seulement dans la vie religieuse, mais aussi, et de plus en plus, intellectuel. Il semble que le jour n'est plus si loin à présent où l'on tiendra tout naturellement compte des concepts bouddhiques dans le traitement des problèmes philosophiques qui se sont jusqu'ici développés selon les modes occidentaux de réflexion. [....]

Le but que s'est fixé Mlle Orimo depuis de longues années est une entreprise herméneutique : faire ressortir, par-delà le bouddhisme, toute la valeur philosophique de la pensée de Dôgen. En cela, on peut dire qu'elle se situe dans le grand mouvement japonais apparu avec Watsuji, mais, grâce à la solidité de sa formation philosophique, voire théologique – laquelle s'est effectuée en France – elle nous semble introduire dans ce mouvement une note originale qui mérite de retenir l'attention. C'est une entreprise d'interprétation, fondée sur une traduction très personnelle ; véritable œuvre herméneutique, dont Dôgen est le sujet et le prétexte, et où le travail de traduction est indissociable de celui de la réflexion. [....]

Nous avons été très intéressé par ce qu'on pourrait appeler la virtuosité de Mlle Orimo dans son commentaire de ce texte si délicat de Dôgen qu'est la Galette en tableau. Elle devrait certainement susciter la réaction des dôgenistes et philosophes et un dialogue passionnant pourrait alors s'engager. C'est notre souhait pour cet ouvrage.

                                                                              Extraits de la préface de Jean-Noël ROBERT (EPHE, Paris)

- Le Shôbôgenzô de Maître Dogen, Ed. Sully; 2003;

Ce livre de Yoko Orimo introduit à la lecture du Shôbôgenzô, œuvre majeure de Dôgen (1200-1253), le fondateur de l'école Sôtô du zen au Japon. Ce monument de la pensée japonaise consiste en un long recueil de 92 ou 95 textes (selon l'édition) dans lesquels sont abordés les sujets les plus variés de la pratique religieuse. Présentation détaillée de chacun des textes accompagnée de larges extraits.

 Quatrième de couverture :

« L'introduction à la lecture du Shôbôgenzô du moine bouddhiste Dôgen, que nous présente Yoko Orimo, nous fait accéder, nous autres Occidentaux, à un dépaysement total à cause des raffinements du langage, de la profusion des images poétiques, des dialogues déroutants, mais aussi à cause d'une expérience de la vie et de l'existence, une manière de vivre, qui peut nous paraître tout à fait extraordinaire, au sens le plus fort du mot. »

                                                                             Pierre Hadot, Professeur honoraire au Collège de France

« Familier depuis de nombreuses années de l'œuvre de Dôgen, à travers ses diverses traductions en langue occidentale, j'ai été totalement saisi par l'ouvrage de Mme Orimo qui nous en donne ici les clés d'une compréhension renouvelée. Comme maître Dôgen, avec subtilité, profondeur, maîtrise de la langue et des références culturelles, religieuses et philosophiques, c'est d'Éveil dont nous parle Yoko Orimo. Un ouvrage majeur dans la transmission du bouddhisme en France.»

                                                                            Pierre Crépon, Président de l'Union Bouddhiste de France

À ce jour, il existe en langue française quelques ouvrages présentant la traduction d'un ou plusieurs textes du Shôbôgenzô, ce qui ne permet pas d'en avoir une vision complète. Pour la première fois, cet ouvrage donne une présentation détaillée et commentée de chacun des 92 textes, avec la traduction de larges extraits de chacun d'entre eux, enrichie d'une introduction, de nombreuses annexes, et d'un appareil de notes indispensables à sa compréhension.  Cette présentation complète du Shôbôgenzô qui, en soi, est déjà inestimable, est rehaussée par la qualité de la traduction et des commentaires de Yoko Orimo.

 

La Vraie Loi, Trésor de l'œil, textes choisis ( Le Seuil, collection "Points-Sagesses", 2004)

 « La véritable nouveauté qui perdure est celle qui a repris tous les fils de la tradition et les a tissés en un motif que la tradition ne pouvait pas tisser. (…) Tout homme de génie reprend le vieux vêtement usé jusqu'à la corde. » Pessoa Le Shôbôgenzô (La vraie Loi, Trésor de l'Œil) est l'œuvre majeure de Dôgen (1200-1253), le fondateur de l'école Sôtô zen au Japon. Ce grand monument de la pensée japonaise consiste en un recueil de plus de quatre-vingt dix textes, dont neuf sont ici proposés au lecteur dans une traduction annotée de Yoko Orimo, l'une des meilleures spécialistes de la pensée de Dôgen, une japonaise qui vit et travaille à Paris. Il s'agit d'une grande première scientifique, ces textes restés secrets jusqu'au XIXe siècle, n'étaient jusqu'à maintenant disponibles qu'en anglais ou sous une forme d'approximations peu fiables. La pensée de Dôgen s'enroule autour de quelques idées maîtresse : la pratique épurée de la méditation assise, l'étude assidue des textes bouddhiques, la vénération des pratiques rituelles, le non-dualisme de l'éveil et de l'égarement, la Nature et le symbolisme du Livre. Le sens doit se réaliser comme présence à ce juste moment — tel quel — où la pureté de la méditation assise transperce l'univers bigarré du Trésor. C'est seulement lorsque l'on parvient à percevoir l'origine du Soi et à percer le mystère de sa propre existence, si peu que ce soit, que le sens d'un mot, d'une proposition ou d'un passage du Trésor se réalise comme présence, ici et maintenant pour chacun de nous.

                                                                                                       Présentation de l'éditeur.

L'auteur, Yoko Orimo, chercheuse japonaise, diplômée de l'École Pratique des Hautes Études (E.P.H.E.) de Paris, a choisi, présenté et traduit neuf des 95 chapitres duShôbôgenzô. C'est un ouvrage érudit et inspiré, et un bon moyen d'aborder l'œuvre de Dôgen, qui n'en élude pas les difficultés, mais leur donne un éclairage unique, grâce au commentaire qui introduit chaque texte.

L'auteur montre en particulier comment Dôgen, au confluent des cultures chinoise et japonaise, y malmène le langage, faisant de son texte tour à tour une situation d'éveil, un poème, une métaphore de la méditation, un essai polémique, et une immense parabole.

Les thèmes fondamentaux, qui sous-tendent toute l'œuvre de Dôgen, sont dégagés dès l'introduction : "La pratique épurée de la méditation assise, l'étude assidue des textes bouddhiques, la vénération des pratiques rituelles, le non-dualisme de l'éveil et de l'égarement, la nature et le symbolisme du livre, etc."

Et pourtant, le lecteur peut se sentir désemparé devant ces textes. C'est que le Shôbôgenzô est tout autant un prolongement de la méditation qu'un ouvrage didactique. Il n'est donc pas possible de le lire de façon uniquement intellectuelle. Ce sont des textes qui inspirent, mais donnent rarement des certitudes. Les lire, c'est participer au mouvement méditatif de Dôgen, et accepter parfois d'abdiquer le dualisme de la pensée au profit de l'intuition, de la poésie et du dynamisme que certaines phrases infusent. Un exemple ? "La méditation assise ne consiste pas à apprendre le Zen. Elle est la porte de la Loi qui s'ouvre vers la grande Félicité, la pratique de l'Éveil sans souillure."

Qui n'aurait pas envie, en lisant ceci, de s'asseoir immédiatement pour méditer ?

                                                                      D'après la recension de Georges Toullat (juillet 2004)

 

Shôbôgenzô, la vraie Loi, Trésor de l'Oeil - Tome 6

Le Shôbôgenzô est un immense exposé, ou disons plutôt un immense kôan sur l'art d'interpréter la multitude des sûtra et des kôan auxquels il ne cesse de faire écho. Le Shôbôgenzô, en fait, n'est rien d'autre qu'une œuvre de traduction et de commentaires, de telle sorte que ce grand monument littéraire est, dès le début, lui-même interprétation. Cet art d'interpréter ne doit pas être un superflu littéraire ou intellectuel. Ce qui contribue à donner son unité interne à cette œuvre composite à multiples facettes est que toutes les sources relevées et incorporées dans l'économie du discours du grand maître japonais s'entrelacent intimement comme des lianes. En ce sens, traduire le Shôbôgenzô revient à faire une œuvre d'exégèse dans laquelle les rapports intertextuels, tant à l'intérieur du recueil qu'au niveau de l'ensemble du Canon bouddhique, prennent une importance primordiale. (site de l'IEB http://www.bouddhisme-universite.org/node/1200 )


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   Extraits de livres de Yoko Orimo

Dans l'introduction au Shôbôgenzô :

Le Shôbôgenzô "La vraie Loi, Trésor de l'Œil" a pour but de transmettre la vraie Loi, Trésor de l'Œil dans son état vivant, et la transmission de celle-ci ne repose sur rien d'autre que sur elle-même : le canon bouddhique se faisant écho à lui-même, ici et maintenant, " L'origine du Canon est Le Canon " dit Dôgen. C'est pour cette raison que le nombre considérable de corpus cités, explicitement ou implicitement dans le Shôbôgenzô surpasse toutes les frontières des écoles, des époques et des traditions. [...] Or, ce " jadis intime " tel qu'il se présente maintenant dans l'univers du langage du Shôbôgenzo commence à se faire écho lui-même, grâce à un seul mot, à une seule parole ayant pris racine dans le cœur du lecteur. C'est là, à notre sens, l'œil de l'œuvre, l'unique et l'ultime thème de la Vraie Loi, Trésor de l'œil.

 

Dans l'introduction au Genjôkôan (tome 3) :

é au tout début de l'Ancienne édition [Kyûsô旧草] en 75 textes, « Le kôan qui se réalise comme présence » [Genjôkôan現成公案] peut être considéré en quelque sorte comme la préface du Shôbôgenzô. Il annonce déjà, en toile de fond, tous les grands thèmes qui seront développés par la suite dans l'ensemble du recueil. Au niveau de la forme également, on peut y trouver l'une des plus claires démonstrations de la stylistique du Shôbôgenzô. [...]

« Le kôan qui se réalise comme présence » dans son ensemble peut être qualifié de véritable discours de l'Éveil. Mais entendons bien ceci, la préposition « de » dans l'expression « discours de l'Éveil »  n'introduit pas un complément de nom, mais un génitif de possession. Ce n'est pas maître Dôgen, mais l'Éveil qui discourt de l'Éveil lui-même au-delà de toutes formes du dualisme qui oppose le sujet à l'objet, l'objet au sujet. « L'homme obtient l'Éveil, écrit le maître, comme la lune demeure au milieu de l'eau. La lune n'est pas mouillée, l'eau n'est pas brisée. (...) Que l'Éveil ne brise pas l'homme est comme la lune ne perce pas l'eau. Que l'homme n'entrave pas l'Éveil est comme une goutte de rosée n'entrave pas la lune dans le ciel. » Le titre même du texte ne dit-il pas que c'est le kôan公案, non pas l'homme, ni moi ni toi, qui se réalise comme présence ? La réalisation comme présence du kôan n'est possible que dans cette absence – apparente – du « sujet », c'est-à-dire dans la présence en plénitude du sujet parfaitement uni à tous les existants de l'univers qui l'entourent. Voici un des plus célèbres, mais aussi des plus beaux passages du Genjôkôan 現成公案: « Apprendre la Voie de l'Éveillé, c'est s'apprendre soi-même. S'apprendre soi-même, c'est s'oublier soi-même. S'oublier soi-même, c'est se laisser attester par les dix mille existants. Se laisser attester par les dix mille existants, c'est se laisser dépouiller son corps et son cœur ainsi que le corps et le cœur de l'autre. » L'homme éveillé n'est autre qu'un être qui se fait attester [shô証] par les dix mille existants [banpô 万法]. Le caractère shô : « attester, (l') attestation », pratiquement synonyme du terme genjô現成, revient 11 fois au long du texte.

Vers la fin, l’image des êtres d’Éveil [bosatsu 菩薩] (skr.bodhisattva) en pratique se dédouble dans la métaphore des poissons qui vont dans l’eau et des oiseaux qui volent dans le ciel. « Les poissons nagent, écrit Dôgen, dans l’eau et aussi loin qu’ils aillent, l’eau n’a point de limites. Les oiseux volent dans le ciel, et aussi loin qu’ils volent, le ciel n’a point de limites (…) ». La vaste sphère de la pratique, le ciel sans limites pour les oiseaux et l’eau sans limites pour les poissons, nous ramène à la présence, ici et maintenant, de la vie. L’image des poissons et celle des oiseaux qui ne laissent aucune trace derrière eux nous évoque bien entendu la doctrine de la pratique de l’Éveil sans souillure [fuzen.na no shûshô不染汚の修行].

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Quatrième de couverture du Tome 1 :

« À ce moment-là, assis au milieu d'un million de fidèles rassemblés sur le mont du Pic du Vautour dans le pays de l'Ouest, l'Éveillé-Shâkyamuni tritura une fleur d'Udumbara et cligna l'Œil. À ce moment-là, l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. L'Éveillé-Shâkyamuni dit alors : "J'ai en moi la vraie Loi, Trésor de l'Œil (Shôbôgenzô) – le cœur sublime du Nirvâna. Je transmets ceux-ci à Kâçyapa." »

[...] Cligner l'Œil désigne le moment où l'Éveillé-Shâkyamuni, assis sous un arbre, changea son œil pour l'étoile du matin. C'est à ce moment-là que l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. Son visage fut aussitôt transformé et changé par le visage de la trituration d'une fleur.

[...] À ce-juste-moment-tel-quel de la trituration d'une fleur, tous les Gotama, tous les Kâçyapa, tous les êtres et nous tous tendons ensemble la main, et triturons ensemble une fleur, et cela n'a jamais cessé jusqu'à présent. 

La fleur d'Udumbara [Udonge]

                                                       

Dans L'expérience esthétique et l'avènement du non-moi  (Tome 2) :

« Comme on le sait, le zen a exercé une profonde influence sur l'art, surtout au Japon, qu'il s'agisse de la peinture, de la calligraphie, de la poésie, du théâtre Nô, de la réunion de thé, de l'arrangement des fleurs, du jardin zen, etc. L'art tel qu'il est conçu selon l'esprit du zen n'est ni décor ni agrément de la vie, ni représentation du réel, ni expression de soi, mais il doit être l'expression même de la Vision de l'Éveillé, c'est-à-dire, la Vision de la vision. Comme le « rêve », l'art ne figure ni dans la sphère du doute ni dans le champ de l'observation. Les œuvres d'art n'appartiennent ni au domaine du vrai ni du faux, ni du réel ni de l'irréel, ni de l'être ni du ne-pas-être. L'art est un lieu par excellence de l'expression du non-dualisme ; il outrepasse les frontières entre le moi et les autres, l'universel et le particulier, l'esprit et la matière, le visible et l'invisible, le dicible et l'indicible, etc. »

 

Dans le tome 4 :

« Ce qui est appelé " les sûtras " n'est autre que cet univers entier des dix directions. Il n'y a ni temps, ni lieu qui ne soient pas les sûtras.

Ces derniers emploient les mots des saintes vérités principielles, ils emploient les mots des vérités profanes. Ou bien, ils emploient les mots des dieux, ou bien ils emploient les mots des hommes, ou bien ils emploient les mots de la voie des animaux, ou bien ils emploient les mots de la voie des titans. Ou bien ils emploient les mots des cent herbes, ou bien ils emploient les mots des dix mille arbres.

C'est pourquoi les rectangles, les carrés et les ronds ainsi que le bleu, le jaune, le rouge et le blanc qui se rangent côte à côte, chatoyant comme les forêts drues dans cet univers entier des dix directions, sont tous les mots des sûtras, la surface des sûtras. De ceux-ci, on fait les ustensiles de la grande Voie, et on fait les sûtras de la maison des éveillés. »

                                                                  L'enseignement de l'Éveillé [Bukkyô]

 

Dans le tome 5 :

« C'est ici qu'il y a l'abandon du corps pour la Loi et l'abandon de la Loi pour le corps. Il y a le sans regret du corps et de la vie, et il y a le regret du corps et de la vie. Il ne s'agit pas seulement d'abandonner la Loi pour la Loi, mais il y a également la manière majestueuse d'abandonner la Loi pour le cœur. N'oubliez pas que l'abandon est sans mesure. Ne mesurez ni l'étendue ni la contenance de la grande Voie en triturant la mesure de l'Éveillé. La mesure de l'Éveillé est un recoin. Elle est, par exemple, comme une fleur qui éclôt. Ne recherchez à tâtons ni ne discutez la manière majestueuse en relevant la mesure du cœur. La mesure du cœur est une facette. Elle est, par exemple, comme le monde.

                                                             La manière majestueuse des éveillés en pratique [Gyôbutsu igi]

 

Dans le tome 6 :

« Sur la grande Voie des éveillés et des patriarches, il y a toujours la pratique maintenue sans au-delà. L´anneau de cette Voie ne connaît aucune interruption. Il n´y a pas de lacune entre le premier déploiement du cœur de l´Éveil, la pratique, l´Éveil et le Nirvâna. Tel est l´anneau de la Voie qui se maintient grâce à la pratique. C´est pourquoi, sans dépendre ni de mes efforts ni des efforts des autres, la pratique se maintient elle-même sans jamais être souillée. » (La pratique maintenue [Gyôji] )

 « Sachez-le, dans la maison de l´Éveillé, on ne discute ni de la supériorité ni de l´infériorité des dogmes ; on ne choisit pas non plus l´enseignement selon la profondeur ou non de ce dernier. Regardez seulement l´authenticité de la pratique. » (Entretiens sur la Voie [Bendôwa] )

 « Quand on abandonne la Voie à la Voie, on obtient la Voie. Quand on obtient la Voie, la Voie se laisse toujours abandonner à elle-même. Quand les biens se laissent abandonner aux trésors, les biens deviennent toujours le don. » (Les quatre attributs pratiques de l´être d´Éveil [Bodaisatta shishôbô (...)])

 

        Témoignage d'un lecteur à propos du tome 3

Yoko Orimo traduit, c'est à dire qu'elle confronte nos compréhensions au réel du texte. La traduction l'amène à expliquer pourquoi tel terme ou tel idéogramme ne peut pas se traduire aussi simplement que cela a été fait. Elle commente en précisant pourquoi Dôgen utilise tel idéogramme japonais ou tel autre chinois, elle donne les références qui composaient l'environnement de la pensée de Dôgen. Détaillant ce qui fait la différence entre nos modes de penser, nos époques et nos cultures, elle rend accessible une pensée, un temps et une culture communes ; elle rend ainsi Dôgen proche, proche, proche.

Grâce à l'écriture de ses commentaires, qui convoquent la pensée occidentale jusqu'à Agamben, les textes s'ouvrent -  ils s'ouvrent comme s'ouvrirait une fenêtre qui agrandirait l'horizon et éclairerait l'espace dans sa proximité.

Dans ce tome elle aborde le texte de Dôgen, "Uji" : "Le temps qu'il y a", texte qui m'a toujours guidé dans la mise en espace du temps et dans la mise en temps de l'espace. Sa traduction et ses commentaires rendent ce texte encore plus essentiel en le rendant si doux....

 

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